La différence de modèle est fondamentale : Smush, ShortPixel ou Imagify compressent et/ou convertissent le fichier original au moment de l'upload, parfois en l'écrasant, parfois en générant une copie WebP à côté. ImagePipe, lui, ne modifie jamais le fichier original : il génère ses propres variantes à la demande, dans son propre cache disque, séparé de la médiathèque.
Le risque si les deux tournent en parallèle : ImagePipe reçoit alors un fichier source déjà compressé avec perte par l'ancien plugin, et le recompresse à son tour. Résultat : une qualité visuelle qui se dégrade sans gain de poids supplémentaire notable, et parfois pire, des artefacts JPEG qui se cumulent d'une compression à l'autre.
Les étapes d'une désactivation propre : désactiver la compression automatique à l'upload ET la génération WebP/AVIF de l'ancien plugin, les deux, pas l'une sans l'autre. Vous pouvez laisser l'ancien plugin actif uniquement pour une fonctionnalité sans lien avec l'image (par exemple un CDN de fichiers statiques), à condition de vérifier au cas par cas qu'elle n'entre pas en conflit avec le remplacement automatique d'ImagePipe.
Les fichiers déjà traités avant la migration ne posent aucun problème a posteriori : comme ImagePipe ignore le poids et le format du fichier stocké et régénère toujours sa propre variante à la première visite réelle, un historique de fichiers déjà compressés par l'ancien plugin n'a besoin d'aucun nettoyage ni ré-upload avant de basculer.